Aller au contenu
mardi 20 octobre 2026
Politique

La France soutient l’appel de l’UNESCO pour donner plus de poids aux jeunes

Le texte demande une représentation réelle dans les décisions sur la paix, l’intelligence artificielle et les politiques publiques.

WhatsApp
Une salle de conférence au siège de l’UNESCO à Paris
John Cummings / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0 — Source

La France a apporté mardi son soutien à un appel de l’UNESCO qui réclame une place plus importante pour les jeunes dans les organes de décision. Le texte vise notamment les mécanismes de prévention des conflits, de médiation et les politiques qui engagent leur avenir.

Jean-Noël Barrot a salué l’adoption formelle de l’initiative par l’organisation des Nations unies. Le ministre français des Affaires étrangères a insisté sur la nécessité d’entendre les jeunes au moment où une partie de la jeunesse française manifeste son sentiment d’être tenue à l’écart des choix publics.

L’appel a été élaboré à partir des travaux de 145 jeunes représentants de 135 pays. Leur démarche ne se limite pas à une consultation symbolique. Elle demande une représentation effective dans les instances où sont examinées les questions de paix et de sécurité.

La gouvernance de l’intelligence artificielle au centre des demandes

Le document propose aussi un cadre international pour encadrer l’intelligence artificielle. Ses auteurs considèrent que les usages incontrôlés de cette technologie peuvent nourrir de nouvelles menaces contre la paix et appellent les gouvernements à organiser un suivi public des engagements pris.

Les travaux ont été conduits avec le soutien de la France et présentés au siège parisien de l’UNESCO. L’organisation avait déjà publié en septembre une synthèse des propositions, en les inscrivant dans sa mission historique de construction de la paix par l’éducation, la science et la culture.

L’adoption intervient dans un climat social tendu en France. Des organisations lycéennes préparent de nouvelles mobilisations samedi et réclament davantage de prise sur les décisions nationales. Cette concomitance éclaire la prise de position française, mais elle ne suffit pas à établir un lien de cause à effet entre les manifestations et le calendrier de l’UNESCO.

Le texte ne crée pas à lui seul de siège réservé ni de nouvelle obligation juridique pour les États. Il fixe une orientation politique et demande des mécanismes de représentation et d’évaluation que chaque institution devra encore traduire dans ses règles de fonctionnement.