Saint-Nazaire a demandé la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle après près de 70 signalements de fissures sur des habitations. Le dossier a été déposé mardi 20 octobre auprès des services de l’État pour des dommages que les habitants attribuent à la sécheresse et au phénomène de retrait et de gonflement des sols argileux.
La démarche concerne les désordres observés entre le 1er janvier et le 20 octobre 2026. La ville invite les propriétaires touchés à lui transmettre leurs déclarations, accompagnées de photographies et d’éléments permettant de dater l’apparition ou l’aggravation des fissures.
La demande municipale ne vaut pas encore reconnaissance. Une commission interministérielle doit examiner les données météorologiques, hydrologiques et géotechniques avant qu’un éventuel arrêté soit publié au Journal officiel. Le nombre de signalements ne préjuge donc pas de la décision de l’État.
Une étape décisive pour les assurances
Si la commune est reconnue en état de catastrophe naturelle, les sinistrés disposent d’un délai légal pour déclarer leur dommage à leur assureur après la publication de l’arrêté. Ils doivent conserver dès maintenant les preuves des désordres et éviter les réparations définitives avant expertise, sauf urgence destinée à sécuriser le bâtiment.
Le retrait et le gonflement des argiles provoquent des mouvements du sol lors des alternances entre sécheresse et réhumidification. Ces variations peuvent fragiliser les fondations superficielles et faire apparaître des fissures sur les façades, les cloisons ou les dallages. La seule présence d’une fissure ne suffit cependant pas à établir son origine.
Les habitants concernés peuvent contacter la mairie pour compléter le recensement local. Les dossiers individuels d’indemnisation resteront ensuite examinés par les assureurs selon les garanties souscrites et les conclusions des expertises.





