Le logement pèse difficilement sur le budget de plus d’un Français sur deux, selon une enquête Ipsos bva publiée le 29 octobre pour franceinfo et Le Figaro Immobilier. Parmi les personnes interrogées, 52 % décrivent cette dépense comme une charge difficile à supporter. La proportion atteint 62 % chez les locataires, ce qui replace l’accès à la propriété dans un problème plus large que le seul coût d’un crédit.
Le souhait d’acheter reste pourtant présent. Chez les moins de 35 ans, 62 % envisagent de devenir propriétaires, mais seuls 21 % situent ce projet dans les prochaines années. Cet écart mesure des intentions déclarées. Il ne permet pas de prédire combien de jeunes obtiendront effectivement un financement ou signeront une acquisition.
Les freins cités sont d’abord financiers. Le prix des logements est mentionné par 61 % des répondants, le coût des prêts immobiliers par 51 % et la nécessité d’un apport personnel important par 36 %. Ces réponses peuvent se cumuler. Elles éclairent les obstacles perçus par les ménages sans établir la part exacte de refus bancaires.
Le coût du logement déborde aussi sur les autres dépenses. Dans l’ensemble de l’échantillon, 39 % des personnes disent avoir déjà renoncé à des achats essentiels, notamment pour l’alimentation ou l’énergie, afin de payer leur logement. Il s’agit d’une expérience déclarée, sans période précise indiquée dans la synthèse publiée.
Interrogés sur leur commune, 64 % jugent difficile de trouver un logement à acheter et 75 % un logement à louer dans le parc privé. Ces résultats nationaux ne décrivent pas tous les marchés locaux de la même manière. Ils ne permettent notamment pas d’attribuer ces proportions à une ville ou à une région particulière.
Dans la chronique de franceinfo diffusée jeudi, la notaire parisienne Élodie Frémont souligne le poids conjugué du coût du crédit et de l’apport demandé pour les primo-accédants. Son analyse accompagne les résultats du sondage, sans constituer une mesure statistique des dossiers examinés par les banques.
L’enquête a été menée les 7 et 8 octobre auprès de 1 000 personnes âgées de 18 ans et plus, présentées par Ipsos comme représentatives de la population française. Sa publication intervient donc trois semaines après le recueil des réponses.






