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mercredi 14 octobre 2026
Société · France

La mobilisation lycéenne maintient la pression malgré des comptages très éloignés

Les autorités ont recensé 161 500 manifestants mardi, contre 480 000 selon les organisations de jeunesse. Le mouvement cherche désormais un relais à l’approche des vacances.

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Mobilisation lycéenne devant le lycée Condorcet à Paris le 6 octobre 2026
Guallendra, Wikimedia Commons — CC0 — Source

La cinquième journée nationale de mobilisation lycéenne a réuni mardi 13 octobre entre 161 500 et 480 000 personnes en France. Le premier chiffre vient du ministère de l’Intérieur, le second de l’intersyndicale des organisations étudiantes et lycéennes. Cet écart impose de présenter les deux comptages sans les confondre.

À Paris, les deux cortèges ont rassemblé 41 500 personnes selon les autorités. Des manifestations se sont aussi déroulées à Lyon, Nantes, Rennes, Strasbourg, Bordeaux, Lens et Marseille. Les préfectures ont notamment annoncé 11 000 participants à Lyon et 4 000 à Bordeaux, tandis que la police en comptait 3 800 à Marseille.

La comparaison avec la journée précédente donne deux lectures opposées. Le ministère avait recensé 266 000 manifestants une semaine plus tôt et constate donc un recul. Les organisateurs, qui annonçaient 450 000 personnes lors de la précédente mobilisation, revendiquent au contraire une légère progression.

Le ministère de l’Éducation nationale a indiqué que 94,2 % des lycées étaient ouverts et que 214 établissements scolaires étaient fermés. Les revendications portent sur les moyens humains, l’état des bâtiments, les conditions d’étude et l’accès à l’enseignement supérieur.

La venue de Greta Thunberg devant le lycée Paul-Éluard à Saint-Denis a donné une visibilité internationale à la journée. La militante suédoise a soutenu les élèves avant les cortèges, mais cette présence ne permet pas à elle seule de mesurer l’ampleur réelle du mouvement.

À l’approche des vacances de la Toussaint, les organisations cherchent à prolonger la mobilisation. Un appel a été lancé pour rejoindre la journée d’action prévue samedi 17 octobre sur le pouvoir d’achat, tandis que les étudiants et certains collectifs de parents sont invités à prendre davantage le relais.

Des tensions ont émaillé la fin des cortèges parisiens. Les chiffres disponibles, les fermetures d’établissements et les suites judiciaires doivent rester distingués des déclarations politiques. La prochaine indication solide sera la capacité du mouvement à mobiliser au-delà des lycées pendant les vacances.