Le nouveau festival de bande dessinée d’Angoulême pourra être préparé pour janvier 2027. Le tribunal judiciaire de la ville a rejeté les recours engagés par les anciens organisateurs contre l’Association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême et le groupe Morgane.
L’association du Festival international de la bande dessinée et la société 9e Art+ demandaient notamment l’annulation de l’appel à projets, l’interdiction d’organiser un festival concurrent et 300 000 euros de dommages et intérêts. Toutes leurs demandes ont été rejetées.
La justice n’a pas retenu, à ce stade, l’existence d’une faute manifeste de concurrence déloyale ni d’un dommage imminent et certain. Elle a également écarté l’argument de parasitisme en relevant que le nouveau rendez-vous devait adopter une identité et une marque distinctes.
L’ADBDA avait choisi en avril 2026 le groupe Morgane pour porter la nouvelle manifestation. Le projet associe notamment Céline Bagot et Marie Parisot à sa direction et doit aboutir à une édition organisée en janvier 2027.
Cette décision clarifie le calendrier après plusieurs mois de conflit autour de la gouvernance du principal rendez-vous français consacré au neuvième art. Elle permet aux nouveaux organisateurs de poursuivre la préparation sans l’interdiction réclamée par leurs prédécesseurs.
L’édition 2026 du festival historique avait été annulée dans ce contexte. Un ensemble d’événements baptisé Grand Off avait alors pris le relais dans la ville, illustrant la volonté des auteurs, éditeurs et lieux culturels de maintenir une présence autour de la bande dessinée.
La décision judiciaire ne ferme pas entièrement le dossier, un appel restant possible. En l’état, elle laisse toutefois intact le projet du groupe Morgane et de l’ADBDA pour janvier prochain.





