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mercredi 14 octobre 2026
Faits divers · France

Au Porge, les sinistrés de l’incendie restent suspendus aux expertises

Près de trois mois après le mégafeu de Gironde, les familles du Porge vivent encore dans des logements temporaires. Les expertises et les règles d’urbanisme retardent la reconstruction.

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La mairie du Porge en Gironde
Henry SALOMÉ / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0 — Source

Près de trois mois après l’incendie qui a ravagé Le Porge, les familles dont les maisons ont brûlé restent dans l’attente d’un calendrier de reconstruction. Les logements d’urgence ont évité que les sinistrés ne se retrouvent sans toit, mais les expertises et les démarches d’assurance empêchent encore nombre d’entre eux de se projeter.

Le bilan matériel varie légèrement selon les sources. Franceinfo évoque 183 maisons détruites et environ 600 habitants privés de leur logement habituel. Le Parisien a recensé 187 habitations entièrement brûlées et précise que les foyers ont été relogés, souvent dans des locations meublées ou chez des proches.

Le feu avait gagné la commune girondine le 24 juillet 2026. Depuis, les propriétaires attendent notamment les conclusions des experts sur les sols, les fondations et la possibilité de reconstruire à l’identique. Ces étapes conditionnent les indemnisations et les futurs permis de construire.

La commune a mis en ligne un guide des aides et le centre communal d’action sociale prévoit une aide d’urgence de 2 000 euros par foyer dont le logement a été entièrement détruit. Le Porge s’est aussi associé aux communes de Saumos, Le Temple, Sainte-Hélène et Salaunes pour déposer une plainte collective contre X.

Le dossier dépasse le seul remboursement des bâtiments. Plusieurs familles doivent continuer à payer des crédits ou des charges tandis qu’elles occupent un logement provisoire. Les locataires, les propriétaires de résidences principales et certains propriétaires de résidences secondaires ne relèvent pas toujours des mêmes dispositifs.

Le gouvernement avait promis de faciliter la reconstruction après le sinistre. Sur le terrain, les habitants interrogés par les médias locaux et nationaux disent surtout attendre des décisions écrites sur l’indemnisation et les règles applicables aux parcelles incendiées.