Emmanuel Macron a promis samedi 17 octobre au soir des poursuites contre les auteurs de pillages et de dégradations commis en marge des manifestations organisées dans plusieurs villes françaises. Après une journée marquée par des affrontements et des attaques de bâtiments publics, le chef de l’État a condamné les violences dans un message publié sur X.
Le président a affirmé qu’il n’y avait « aucune place pour la violence dans notre République » et assuré que les responsables seraient « poursuivis et punis ». Il a notamment évoqué les attaques contre des préfectures, des commerces et des mairies, sans annoncer à ce stade de mesure judiciaire individuelle ni de bilan définitif des poursuites.
Dans le même message, Emmanuel Macron a exprimé son soutien aux forces de l’ordre tout en rappelant leur rôle dans la protection du droit de manifester. Il a appelé à faire bloc contre ceux qu’il qualifie de « semeurs de chaos », en estimant que leurs actes empêchent aussi les manifestants pacifiques d’exprimer leurs revendications.
Une réaction présidentielle après des violences dans plusieurs villes
Cette prise de position intervient après des dégradations signalées notamment à Paris, Lyon, Marseille, Lille et Limoges. À Limoges, un incendie a touché l’hôtel de ville. À Marseille et à Lille, des intrusions dans des bâtiments municipaux ont été signalées. À Lyon, l’office de tourisme de la place Bellecour a été saccagé puis incendié. Ces incidents se sont produits en marge d’une mobilisation qui a également donné lieu à des cortèges pacifiques.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé dans la soirée un bilan provisoire d’environ 400 interpellations. Ce chiffre actualise un précédent point à 272 interpellations établi à 15 heures, déjà rapporté par BeNews. Selon le ministre, 550 000 personnes ont participé aux rassemblements dans le pays, tandis que les organisateurs ont avancé le chiffre de 800 000. Ces deux estimations proviennent d’acteurs différents et ne constituent pas un comptage commun.
La réponse de l’exécutif a aussi pris une dimension politique. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a soutenu les forces de l’ordre et mis en garde contre toute volonté d’imposer un agenda par la violence. Jean-Luc Mélenchon, de son côté, a appelé ses sympathisants à ne pas participer aux pillages, tout en critiquant la manière dont les opérations de maintien de l’ordre avaient été conduites à Paris. Le désaccord porte ainsi sur l’interprétation des débordements et des responsabilités, au-delà de leur condamnation.
Les poursuites promises par Emmanuel Macron relèveront des autorités judiciaires, sur la base des faits établis et des éléments recueillis dans les enquêtes. Le nombre d’interpellations annoncé dans la soirée ne préjuge ni du nombre de personnes poursuivies ni de décisions de justice à venir.





