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dimanche 25 octobre 2026
Faits divers · France

Incendie de Limoges, le principal suspect conteste sa mise en examen

L’avocat de l’homme de 34 ans annonce un appel contre sa mise en examen et son placement en détention provisoire, ainsi qu’une demande de dépaysement de l’instruction.

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Hôtel de ville de Limoges endommagé au lendemain de l’incendie
Lucas Destrem / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0 — Source

Le principal suspect dans l’enquête sur l’incendie de l’hôtel de ville de Limoges entend contester les décisions judiciaires prises à son encontre. Son avocat, Henri Braun, a annoncé samedi 24 octobre qu’un appel serait déposé contre sa mise en examen et son placement en détention provisoire. La défense prévoit également de demander le dépaysement de l’instruction.

L’homme de 34 ans reste présumé innocent. Il a été mis en examen vendredi 23 octobre après l’incendie qui a ravagé la mairie en marge de la mobilisation du 17 octobre. Son conseil estime que le climat local ne permet pas, selon lui, un examen suffisamment serein du dossier et dénonce une atteinte à la présomption d’innocence.

Le parquet de Limoges a confirmé que deux hommes avaient été mis en examen et placés en détention provisoire. Le second suspect est âgé de 66 ans. Les qualifications retenues ne sont pas identiques pour les deux personnes, ce qui impose de distinguer leur situation et le degré d’implication que les enquêteurs cherchent encore à établir.

Pour le suspect de 34 ans, l’information judiciaire vise notamment la destruction en bande organisée, l’association de malfaiteurs et la tentative d’homicide sur des personnes dépositaires de l’autorité publique. Ces qualifications correspondent aux soupçons du parquet et ne constituent pas une déclaration de culpabilité.

Une enquête désormais confiée à un juge

Les investigations se poursuivent sous l’autorité d’un magistrat instructeur. Les enquêteurs s’appuient notamment sur des témoignages de policiers municipaux et sur des images recueillies autour de l’hôtel de ville. La défense conteste l’interprétation de ces éléments et pourra saisir la chambre de l’instruction.

L’incendie du 17 octobre a détruit une grande partie du bâtiment du XIXe siècle et provoqué l’effondrement du campanile. Le gouvernement a promis une reconstruction à l’identique financée avec l’appui de l’État, tandis que la procédure judiciaire suit désormais un calendrier distinct de celui du chantier.