Carla Bruni décrit avec franchise le rôle que l’alcool et le tabac ont longtemps joué dans sa vie. Dans le livre Merci pour le non d’Élisa Tovati, paru mercredi 21 octobre, la chanteuse explique que ces consommations lui servaient à atténuer certaines émotions et certaines douleurs. Elle dit aujourd’hui avoir choisi la sobriété.
Son récit ne présente pas ce changement comme une victoire définitive. L’ancienne Première dame parle d’une vigilance quotidienne et d’un rapport intérieur à la dépendance. Elle affirme utiliser certains principes du programme en douze étapes des Alcooliques anonymes, tout en précisant qu’elle n’a pas elle-même suivi leurs réunions.
Une promesse faite à sa fille Giulia a donné un cadre concret à cette décision. Dans le podcast Sens et confidences, Carla Bruni avait raconté que l’adolescente lui avait demandé de ne pas boire d’alcool pendant un an. Elle avait accepté ce défi simple, devenu un repère dans sa démarche.
La chanteuse relie aussi sa sobriété au souci de protéger ses enfants. Elle dit redouter la transmission d’une vulnérabilité aux addictions et souhaite montrer un autre exemple à sa fille. Ses propos restent ceux d’une expérience personnelle et ne remplacent pas un avis médical ou une prise en charge spécialisée.
Un témoignage inscrit dans un livre de confidences
Élisa Tovati a construit son ouvrage à partir de témoignages de personnalités sur les refus, les échecs et les bifurcations qui ont changé leur trajectoire. Les confidences de Carla Bruni prolongent des prises de parole antérieures sur ses comportements addictifs et sa recherche d’un équilibre sans alcool.
Elle évoque également le soutien de Nicolas Sarkozy. Selon son récit, les années passées à l’Élysée n’ont pas aggravé ses consommations, car elle s’est sentie protégée par son mari malgré la pression du lieu. La chanteuse insiste surtout sur le fait que la sobriété reste pour elle une discipline active plutôt qu’un état définitivement acquis.





