Un second homme a été interpellé jeudi matin dans l’enquête sur l’incendie qui a ravagé l’hôtel de ville de Limoges le 17 octobre. Âgé de 66 ans, il a été arrêté dans la Creuse et placé en garde à vue.
Selon les éléments communiqués par le parquet de Limoges et rapportés par plusieurs médias, il est soupçonné d’avoir participé à la destruction du bâtiment. La qualification évoquée porte sur une destruction en bande organisée par un moyen dangereux pour les personnes.
Cette interpellation ne préjuge pas de sa responsabilité. L’homme reste présumé innocent et les enquêteurs doivent encore préciser son rôle éventuel dans les faits, au sein d’un dossier qui mobilise des services spécialisés.
Un premier suspect de 34 ans avait été arrêté mardi. Sa garde à vue a été prolongée et les investigations se poursuivent notamment à partir des images disponibles et des auditions des policiers municipaux présents dans l’édifice.
Le parquet a également retenu la qualification de tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l’autorité publique. Treize policiers municipaux se trouvaient dans l’hôtel de ville au moment de l’attaque, un élément central dans l’évolution juridique du dossier.
Les deux procédures restent soumises à l’enquête et à l’appréciation de la justice. Les qualifications pénales peuvent encore évoluer avant une éventuelle mise en examen, selon les résultats des expertises et des auditions.
L’incendie a détruit la toiture et provoqué l’effondrement du beffroi de l’édifice inauguré en 1883. La ville doit désormais sécuriser le site et mesurer l’ampleur d’une restauration qui s’annonce longue.
La catastrophe a suscité une forte émotion à Limoges. Un rassemblement organisé le lendemain du sinistre a réuni plusieurs milliers de personnes autour de ce bâtiment emblématique de la ville.





