Les habitants de plusieurs communes des Bouches-du-Rhône ont commencé jeudi à mesurer les dégâts laissés par les pluies torrentielles tombées dans la nuit du 19 au 20 octobre. À Lançon-Provence comme à Istres, l’eau s’est retirée en laissant des logements dévastés, des rues boueuses et des accès encore dangereux.
À Lançon-Provence, deux femmes de 86 et 26 ans ont été retrouvées mortes mercredi soir dans la cave d’une maison inondée. Il s’agissait d’une grand-mère et de sa petite-fille. Les circonstances exactes de leur décès font l’objet d’une enquête.
Une hypothèse d’électrocution a été évoquée par le voisinage et relayée dans la presse locale, mais elle n’était pas officiellement établie jeudi. Le quartier avait été recouvert par près d’un mètre d’eau au plus fort de l’épisode.
Dans la commune, de nombreuses familles ont découvert des meubles, des appareils et des souvenirs rendus inutilisables par l’eau et la boue. Le retour dans les habitations reste progressif, avec des vérifications nécessaires sur les installations électriques et la solidité de certains bâtiments.
À Istres, des habitations ont également été touchées. Une partie de la commune restait difficilement accessible en raison des risques de glissements de terrain et de chutes d’arbres, ce qui compliquait les premières opérations de nettoyage.
Une centaine de riverains se trouvaient encore isolés dans un secteur concerné. Certains ont pu récupérer quelques effets essentiels pendant un temps limité, sous la surveillance des secours et des services municipaux.
Le bilan humain de l’épisode méditerranéen s’est alourdi dans le département. Un homme de 75 ans avait déjà été emporté par les eaux à Istres mardi, avant la découverte des deux victimes de Lançon-Provence.
Les autorités appellent les habitants à ne pas franchir les routes fermées ni à rétablir eux-mêmes l’électricité dans des locaux humides. La priorité reste la sécurisation des zones sinistrées avant l’évaluation complète des dommages.





