La Direction générale des finances publiques (DGFiP) a chiffré l’ampleur de la régularisation fiscale au titre des revenus perçus en 2025. Près de 13,8 millions de contribuables doivent désormais s’acquitter d’un reliquat d’impôt, pour un montant moyen établi à 1 798 euros par foyer assujetti à ce réajustement.
Ce rattrapage financier touche au premier chef les ménages ayant bénéficié d’une revalorisation de leurs rémunérations ou traversé une transition majeure sans réajustement corrélatif de leur taux de prélèvement à la source. Les évolutions de carrière telles que les promotions professionnelles, mais également les mariages ou les départs à la retraite, constituent les facteurs récurrents de ces décalages constatés par l’administration.
Afin de recouvrer ces créances, les services fiscaux appliquent des modalités de perception distinctes indexées sur la somme réclamée. Pour l’ensemble des foyers dont le solde restant dû est inférieur ou égal à 300 euros, l’opération s’effectuera par un prélèvement bancaire automatique unique, directement programmé pour le 25 septembre sur le compte bancaire communiqué.
Pour les montants plus élevés excédant le seuil de 300 euros, le Trésor public prévoit un étalement de la charge financière afin d’en atténuer l’impact immédiat sur le budget des ménages. Le règlement de la somme due sera ainsi fractionné en quatre échéances mensuelles d’égal montant, prélevées successivement entre les mois de septembre et de décembre.
Un solde moyen en baisse par rapport à l’année précédente
Cette charge globale marque une légère décrue par rapport à l’exercice précédent portant sur les revenus 2024, au cours duquel 13,1 millions de foyers fiscaux avaient dû régler un solde moyen de 1 910 euros. En parallèle, la DGFiP avait procédé au cours de la période estivale au versement d’une restitution moyenne de 1 000 euros en faveur de 12,6 millions de ménages qui avaient fait l’objet d’une surimposition.





