Le gouvernement pakistanais étudie l’éventualité de réactiver des mesures d’urgence de sobriété énergétique, au premier rang desquelles figure l’instauration d’une semaine de travail de quatre jours. Cette réflexion des autorités d’Islamabad répond directement aux perturbations majeures de l’approvisionnement pétrolier observées dans le détroit d’Ormuz, couplées à une envolée rapide des cours mondiaux du brut.
Cette situation fragilise lourdement l’économie nationale en raison d’une dépendance structurelle ciblée. Le secteur des transports absorbe à lui seul 80 % de la consommation totale de produits pétroliers au Pakistan, rendant le pays particulièrement vulnérable aux tensions géopolitiques et aux pénuries qui secouent le marché mondial du brut.
Les répercussions financières pèsent déjà lourdement sur la population locale, les prix à la pompe ayant atteint des niveaux records inédits. Au 17 septembre 2026, le litre d’essence s’affichait ainsi à 391,22 roupies et celui de diesel à 421,45 roupies dans le pays, marquant une hausse vertigineuse par rapport aux cours d’environ 281 roupies relevés à la fin du mois de février 2026.
L’anxiété provoquée par cette poussée inflationniste a récemment alimenté la désinformation en ligne. Le ministère pakistanais de l’Information a officiellement démenti, le jeudi 17 septembre 2026, une fausse notification virale qui annonçait l’application immédiate de la semaine de quatre jours dans l’ensemble des administrations du pays, rappelant qu’aucun décret de cette nature n’avait été promulgué.
Des précédents régionaux pour freiner la demande
Face à la crise énergétique, plusieurs pays d’Asie comme les Philippines et le Sri Lanka ont déjà expérimenté la réduction des jours de présence au bureau pour comprimer leur facture pétrolière. Selon les données de l’Agence internationale de l’énergie, un basculement vers trois jours de télétravail peut faire baisser la consommation de carburant d’un automobiliste jusqu’à 20 %, illustrant l’efficacité potentielle d’un tel dispositif pour amortir les chocs d’approvisionnement.





