La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a fermement réfuté les qualificatifs de « budget d’austérité » ou « de rigueur », vendredi 18 septembre lors de son passage dans la matinale de France Inter. Défendant la feuille de route financière de l’exécutif, la représentante gouvernementale a préféré décrire la prochaine trajectoire des comptes publics comme un « budget difficile, dans une situation difficile ».
Cette intervention médiatique fait suite directe aux annonces du Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a dévoilé la veille un plan drastique de coupes budgétaires. Le chef du gouvernement a officialisé un objectif global d’économies fixé à 54 milliards d’euros dans le cadre des arbitrages préparatoires au projet de budget 2027.
Ces orientations ont immédiatement provoqué une vive contestation sur les bancs de l’Assemblée nationale. L’ensemble des formations d’opposition est monté au créneau pour fustiger les choix budgétaires de l’équipe Lecornu, qualifiant sans détour ces mesures de politique d’austérité budgétaire préjudiciable aux ménages et aux services publics.
Pour répondre à la grogne sociale liée au renchérissement continu du coût des carburants à la pompe, Maud Bregeon a toutefois précisé les contreparties prévues pour les salariés. La porte-parole a annoncé l’entrée en vigueur, à compter du 1er octobre, d’un nouveau mécanisme d’aide financière ciblant les travailleurs les plus modestes.
Révision du dispositif pour les gros rouleurs
Parmi les pistes arbitrées par le gouvernement figure le renouvellement ou l’adaptation du dispositif « grand rouleur ». Alors que l’échéance de cette aide était initialement fixée au 30 septembre, l’exécutif retient son aménagement pour garantir un soutien direct aux actifs contraints d’utiliser quotidiennement leur véhicule pour aller travailler.





