La récolte des noix bat son plein en Corrèze après un été de sécheresse et de fortes chaleurs qui a endommagé une partie des fruits. Dans plusieurs vergers, les coques les plus exposées au soleil ont été brûlées, réduisant la part commercialisable de la production.
À Ligneyrac, Anne Jaubertie et Cyrille Abonnel exploitent le Moulin de la Vie Contée, face au château de Turenne. Le couple cultive notamment les variétés Marbot et Franquette et transforme une partie de la récolte en huile selon un savoir-faire traditionnel.
Les noix sont ramassées, lavées, triées puis séchées avant d’être vendues en coque ou cassées pour récupérer les cerneaux. Une trentaine de kilos de cerneaux permet d’obtenir environ quinze litres d’huile après cuisson et pressage, selon les indications données par l’exploitation dans le reportage de France Télévisions.
La transformation amortit une campagne difficile
La sécheresse a placé l’essentiel de la Corrèze en situation de crise au cours de l’été. La préfecture faisait encore état en septembre de sols superficiels extrêmement secs, de faibles débits dans les cours d’eau et de tensions sur l’alimentation en eau potable.
Face aux aléas climatiques et à la concurrence des noix importées, les producteurs diversifient leurs débouchés. Huile, farine, pâte à tartiner et préparations pour l’apéritif complètent désormais les ventes de noix fraîches et sèches.
Le Moulin de la Vie Contée travaille dans l’aire de l’appellation protégée Noix du Périgord et commercialise des produits portant aussi la marque Origine Corrèze. Une partie de la production est destinée aux épiceries fines et aux restaurants, où les chefs utilisent le fruit dans des plats salés comme dans des desserts.





