Le tribunal de commerce d’Orléans a mis lundi en délibéré au mercredi 14 octobre sa décision sur la reprise de Duralex, laissant encore dans l’attente les quelque 220 salariés de la verrerie de La Chapelle-Saint-Mesmin, dans le Loiret.
Les juges ont examiné deux offres qui maintiendraient respectivement 125 et 155 emplois. Le projet de l’entrepreneur Cédric Meston prévoit le plus grand nombre de reprises, tandis que le groupe Carlesimo porte l’autre proposition encore soumise au tribunal.
Quel que soit le choix rendu mercredi, la procédure doit mettre fin à la société coopérative reprise par les salariés en 2024. Cette nouvelle audience intervient après le placement de la verrerie en redressement judiciaire au début de l’été, sur fond de difficultés de trésorerie et d’incertitudes sur son financement.
Deux projets industriels sous surveillance
Les offres sont observées de près par l’État, les collectivités locales et les représentants du personnel. Les syndicats demandent des garanties sur la durée de l’activité, le maintien du savoir-faire industriel et le nombre d’emplois conservés sur le site loirétain.
Duralex reste associée à ses verres réputés incassables et à une production française née en 1945. La marque avait mobilisé un important soutien populaire lors d’une collecte auprès du public, sans parvenir à écarter une nouvelle procédure judiciaire.
La décision annoncée pour le 14 octobre doit déterminer le repreneur, le périmètre de l’activité conservée et le sort des salariés non repris.





