Le journal de 20 Heures de France 2 a diffusé le 7 septembre 2026 une enquête consacrée à l’accord sur la gestion migratoire conclu à Birmingham entre Jordan Bardella et Nigel Farage, le chef de file du parti britannique Reform UK. La rencontre entre les deux dirigeants politiques visait à sceller une position commune sur le contrôle des flux migratoires entre la France et la Grande-Bretagne.
Le sujet télévisé pointait une divergence majeure entre la version française et la version anglaise de la déclaration signée par les deux parties. Selon les éléments mis en avant par la rédaction de la chaîne publique, le texte en langue anglaise stipule que la France accepterait le refoulement et la reprise sur son sol des migrants interceptés par les autorités maritimes dans les eaux britanniques.
Le président du Rassemblement national a vivement réagi le 8 septembre 2026 en fustigeant une présentation journalistique qualifiée d’« à charge et sans contradictoire ». Face à ce qu’il estime être un manquement déontologique flagrant dans la présentation des faits, Jordan Bardella a officialisé la saisine de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom).
Pour motiver son recours, le leader frontiste a dénoncé l’occultation délibérée de plusieurs éléments transmis à la rédaction avant la diffusion du sujet. Il a notamment déploré la non-diffusion à l’antenne des explications et des précisions techniques fournies par l’eurodéputé RN Fabrice Leggeri, ancien directeur exécutif de l’agence européenne Frontex.
Rappel à l’ordre déontologique devant le régulateur
Dans la foulée de cette démarche contentieuse, Jordan Bardella a formellement enjoint l’ensemble des médias, et tout particulièrement les rédactions du service public audiovisuel, de se conformer à leurs obligations de neutralité et d’impartialité à l’approche de la prochaine élection présidentielle. La décision de l’Arcom sur cette séquence d’information est désormais attendue par l’état-major du parti d’opposition.





