Le comédien Laurent Kérusoré, figure emblématique de la série télévisée « Plus belle la vie » dans laquelle il incarne l’incontournable personnage de Thomas Marci, est intervenu comme invité d’honneur dans le podcast et format vidéo « Ils font Marseille », animé et mené par le journaliste Romain Canuti.
Au cours de cette longue interview diffusée en septembre 2026, l’acteur phare de la fiction phocéenne a levé le voile sur une anecdote mémorable concernant les tout débuts de ce célèbre feuilleton quotidien, officiellement lancé sur les antennes françaises à l’été 2004.
À l’origine du projet télévisuel marseillais, la production avait en effet fait le choix délibéré de poser ses caméras directement sur le terrain. Les équipes avaient ainsi commencé par tourner plusieurs scènes en extérieur, exploitant le décor pittoresque et les ruelles authentiques du quartier historique du Panier à Marseille pour donner corps à l’univers visuel de la série.
Cette tentative d’ancrage local s’est cependant heurtée à une vive résistance sur place. Laurent Kérusoré a expliqué que l’équipe s’était rapidement fait refouler par les commerçants et les riverains du quartier, excédés par les perturbations majeures engendrées par la ronde incessante des camions, l’accumulation de matériel technique volumineux et le blocage physique de l’accès aux commerces de proximité.
Un repli technique vers les studios de la Belle de Mai
Confrontée à ce rejet frontal et dans l’incapacité de maintenir des sessions de travail régulières au milieu des habitants, la production a été contrainte d’abandonner définitivement ses tournages en extérieur dans les rues du Panier. Les responsables du feuilleton ont dès lors organisé leur repli stratégique vers les studios de la Belle de Mai, privilégiant désormais des plateaux reconstitués de toutes pièces pour fabriquer leurs décors marseillais.





