Aller au contenu
samedi 24 octobre 2026
Faits divers · France

Cambriolage éclair au musée Renoir : deux toiles de maître dérobées à Cagnes-sur-Mer

Un commando de malfaiteurs s'est emparé de deux tableaux majeurs d'Auguste Renoir lors d'une effraction ultrarapide sur la Côte d'Azur. Les toiles subtilisées faisaient l'objet d'un dépôt par le musée d'Orsay.

WhatsApp
Cambriolage éclair au musée Renoir : deux toiles de maître dérobées à Cagnes-sur-Mer
Photo : Wikimedia Commons (Public domain)

Au petit matin du mardi 8 septembre 2026, peu avant 6 heures, deux individus se sont introduits par effraction dans l’enceinte du musée Renoir à Cagnes-sur-Mer. Opérant avec une efficacité redoutable, les cambrioleurs ont décroché quatre toiles de maître en moins de trois minutes chrono à l’intérieur du bâtiment historique.

L’activation immédiate des alarmes sonores et l’intervention conjointe des forces de l’ordre ont toutefois contraint les auteurs du cambriolage à précipiter leur fuite. Sous la pression policière, les malfaiteurs ont abandonné deux tableaux dans le jardin du musée : les œuvres intitulées « Madame Pichon » et « Coco lisant ».

Deux peintures majeures demeurent en revanche introuvables après avoir été emportées par les cambrioleurs en fuite. Le butin comprend deux toiles peintes à l’huile emblématiques, « Madame Colonna Romano » et « Jeune femme au puits », qui avaient été confiées et déposées à Cagnes-sur-Mer par les collections nationales du musée d’Orsay.

La disparition de ce patrimoine pictural a provoqué une vive onde de choc chez les héritiers de l’artiste peintre. Pauline Renoir, arrière-arrière-petite-fille d’Auguste Renoir, a publiquement exprimé son immense désarroi face à ce qu’elle désigne comme un véritable « désastre », insistant avec émotion sur la valeur patrimoniale et la dimension familiale de « Madame Colonna Romano ».

Enquête criminelle confiée à l’OCBC

Face à la gravité de cette opération ciblée, une enquête a été ouverte par le parquet de Marseille sous les qualifications de « vol en bande organisée » et « association de malfaiteurs en vue de commettre un crime en bande organisée ». Les investigations opérationnelles ont été conjointement confiées aux brigades de la police judiciaire et aux experts de l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC).