Donald Trump a déclenché une vive controverse internationale après avoir publié, sur son réseau Truth Social, une carte géographique aux contours expansionnistes. L’image projetait les couleurs de la bannière étoilée américaine sur une immense portion de l’Amérique du Nord, incluant également l’ensemble de l’arc caribéen, le Groenland ainsi que l’Islande. Le 7 septembre 2026, cette diffusion a rapidement suscité la stupeur au sein des chancelleries occidentales.
Le document visuel englobe de manière unilatérale plusieurs collectivités et départements français d’outre-mer sous la juridiction des États-Unis. La Guadeloupe, la Martinique, Saint-Martin, Saint-Barthélemy et l’archipel boréal de Saint-Pierre-et-Miquelon apparaissent ainsi intégralement recouverts par les symboles nationaux américains, effaçant toute appartenance territoriale à la République française.
Diffusée sans la moindre légende explicative par l’ancien chef de l’État républicain, cette représentation graphique s’arroge également le droit de modifier la toponymie maritime internationale. Les eaux bordant les côtes méridionales des États-Unis et le littoral mexicain y subissent une redénomination explicite, le golfe du Mexique étant directement rebaptisé « Gulf of America » sur ce tracé alternatif.
La réaction des autorités françaises ne s’est pas fait attendre face à cette remise en cause cartographique. La ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a fustigé une publication « extravagante ». La représentante gouvernementale a réaffirmé sans la moindre équivoque la souveraineté pleine et entière de la France sur chacun de ces territoires ultramarins, rappelant l’attachement indéfectible et le statut citoyen des populations locales.
Indignation officielle à Reykjavik
L’onde de choc provoquée par cette initiative numérique a franchi les frontières caribéennes pour atteindre le nord de l’Europe. Jugeant cette assimilation géographique totalement inappropriée et attentatoire à sa souveraineté, le gouvernement islandais a convoqué l’ambassadeur des États-Unis en poste à Reykjavik afin d’obtenir des explications formelles sur cette représentation territoriale unilatérale.
