Ocean Quest France poursuit dans la rade de Toulon un programme de cartographie et de restauration du Cladocora caespitosa, un corail méditerranéen menacé. Présentée lundi 19 octobre dans les Carnets de campagne de France Inter, l’initiative s’appuie sur des plongeurs bénévoles formés pour repérer les colonies et intervenir sur les fragments détériorés.
L’association est installée à Toulon et fondée par la plongeuse scientifique Sandrine Treyvaud. La Métropole Toulon Provence Méditerranée explique que ce corail, parfois appelé cladocore en touffe, est bien présent sur le littoral varois. Capable de photosynthèse, il participe au fonctionnement des écosystèmes côtiers tout en restant peu connu du grand public.
Le Cladocora caespitosa est classé en danger sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature depuis 2015. Il bénéficie aussi d’une protection en France depuis juillet 2025. Ocean Quest associe donc l’observation scientifique à une démarche de sensibilisation, avec des sorties encadrées qui transforment les plongeurs en relais de connaissance.
Une mission encadrée jusqu’en 2030
La préfecture du Var a soumis à la participation du public un projet de dérogation destiné aux opérations de capture temporaire, de transport, d’utilisation et de restitution dans le milieu naturel. Le document couvre les actions d’inventaire et de restauration prévues de 2026 à 2030 sur les communes littorales du département.
Ce cadre administratif est indispensable puisque l’espèce est protégée. Il doit permettre à l’association de manipuler les fragments uniquement dans les conditions prévues par l’autorisation, sans assimiler la restauration à une collecte libre du corail.
Le projet s’inscrit dans le Contrat de baie de la rade de Toulon et des îles d’Or. Les observations recueillies sur le terrain alimentent la connaissance locale des fonds marins et doivent aider les acteurs publics à suivre l’état de ces colonies au fil des saisons.





