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dimanche 18 octobre 2026
Auvergne-Rhône-Alpes

À Lyon, le préfet défend le choix de protéger les vies pendant les violences

Étienne Guyot annonce cent policiers blessés et 160 gardes à vue après une journée marquée par des pillages et l’incendie de l’office de tourisme.

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L’office de tourisme de Lyon sur la place Bellecour, image d’archive
Chabe01, Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0 — Source

Le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Étienne Guyot, a défendu dimanche 18 octobre la stratégie des forces de l’ordre pendant les violences survenues la veille à Lyon. Il a affirmé que la priorité avait été de protéger les vies face à une situation qu’il a qualifiée d’inédite.

Le représentant de l’État a fait état de cent policiers blessés et de 160 personnes placées en garde à vue, dont 124 majeures. Ces chiffres ont été communiqués le lendemain des affrontements, des pillages et des dégradations qui ont touché le centre-ville.

L’office de tourisme de la place Bellecour figure parmi les bâtiments endommagés par un incendie. Des commerces ont aussi été attaqués. Les autorités locales et les commerçants doivent encore établir un inventaire complet des dégâts matériels.

Une doctrine contestée par la mairie

Le maire écologiste Grégory Doucet a décrit plusieurs heures de chaos et demandé une mobilisation rapide de l’État, de la région et de la métropole pour aider les commerçants. Ses critiques portent notamment sur les moyens engagés et sur la capacité du dispositif à empêcher les pillages.

La déclaration du préfet répond à cette interrogation en assumant un arbitrage opérationnel. Elle ne permet pas, à elle seule, d’évaluer la répartition des effectifs ni la chronologie précise des interventions. Ces éléments devront être documentés séparément.

Les gardes à vue ne valent pas condamnation. Le parquet doit examiner les situations individuelles, distinguer les faits reprochés et décider des éventuelles poursuites. Le chiffre annoncé par le préfet décrit un état de la procédure dimanche matin.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit recevoir les maires de Paris, Lyon et Marseille. Une cellule interministérielle consacrée aux conséquences économiques, aux assurances et au suivi judiciaire est également prévue dimanche soir.