Une quinzaine de chats ont disparu en quatre mois à Taulé, près de Morlaix dans le Finistère. La succession des signalements inquiète plusieurs familles et a conduit la gendarmerie locale à ouvrir une enquête, a indiqué France Télévisions jeudi 22 octobre.
Les premiers témoignages rassemblés par France 3 Bretagne faisaient état de onze animaux disparus entre avril et juillet. Après une accalmie pendant l’été, de nouveaux cas ont été signalés à partir de la fin du mois d’août. Les habitants concernés décrivent des chats identifiés, vaccinés et généralement peu enclins à s’éloigner longtemps de leur domicile.
Les recherches se concentrent autour des habitations et dans la campagne voisine. Des avis ont été distribués dans la commune et plusieurs propriétaires parcourent régulièrement les chemins. Certaines hypothèses circulent parmi les riverains, mais aucun élément public ne permet pour l’instant de retenir la piste d’un enlèvement, d’un empoisonnement ou d’un acte volontaire.
La prudence s’impose d’autant plus que les disparitions d’animaux peuvent avoir des causes très différentes. Un chat peut se retrouver enfermé dans une dépendance, s’éloigner après avoir été effrayé ou être victime d’un accident sans être immédiatement retrouvé. Le nombre de cas recensés dans un périmètre restreint explique toutefois la mobilisation inhabituelle des propriétaires.
La commune avait déjà connu une série comparable il y a treize ans. Une trentaine de chats avaient alors manqué à l’appel, selon le refuge local Les Mistoufles, sans qu’une cause commune ait pu être établie. Ce précédent alimente aujourd’hui l’inquiétude, mais il ne constitue pas une preuve d’un lien avec les cas actuels.
Les associations recommandent de faire identifier les animaux par puce électronique et de déclarer rapidement leur disparition. Cette démarche permet aux vétérinaires, refuges et fourrières de contacter le propriétaire lorsqu’un chat est retrouvé. Les familles de Taulé sont également invitées à transmettre aux gendarmes toute information précise plutôt que de relayer des accusations non vérifiées.
L’enquête doit désormais déterminer si les signalements présentent des points communs exploitables. En attendant, aucune personne n’est mise en cause et aucune explication officielle n’a été avancée.





