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lundi 12 octobre 2026
Société · France

À Marseille, Acta Vista rénove le patrimoine pour ramener vers l’emploi

Au Fort Saint-Nicolas, l’association associe restauration du bâti ancien, qualification professionnelle et accompagnement de personnes éloignées de l’emploi.

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Le Fort Saint-Nicolas à Marseille, photographie d’archive
Chabe01, Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0 — Source

À Marseille, le Fort Saint-Nicolas sert à la fois de chantier patrimonial et de terrain de retour vers l’emploi. L’association Acta Vista y forme chaque année des demandeurs d’emploi aux métiers du bâti ancien, tout en poursuivant la restauration de cet ouvrage classé qui domine l’entrée du Vieux-Port.

Présenté lundi 12 octobre dans l’émission Carnets de campagne sur France Inter, le dispositif repose sur des chantiers d’insertion organisés dans les Bouches-du-Rhône et dans plusieurs autres départements. Acta Vista, membre du Groupe SOS, indique mener cette activité depuis vingt-cinq ans auprès de personnes durablement éloignées du marché du travail.

Le Fort Saint-Nicolas constitue son site emblématique. L’association y dispose de 98 postes conventionnés par an, avec des entrées et des sorties régulières, et affirme y former plus de 230 personnes chaque année. Taille de pierre, maçonnerie traditionnelle, enduits à la chaux, charpente et aménagements intérieurs permettent d’acquérir des gestes directement mobilisables dans la restauration du patrimoine.

Les interventions engagées depuis 2003 ont concerné les remparts, les demi-lunes, les bastions, les poudrières et plusieurs toits-terrasses. D’autres travaux portent sur les jardins nord, des façades de la cour du Haut Fort et la restitution de deux ponts-levis en bois. Le monument est ainsi restauré par étapes, sans séparer l’objectif architectural de l’accompagnement social.

Acta Vista affiche 250 personnes formées chaque année à l’échelle de son dispositif, deux bénéficiaires sur trois retrouvant le chemin de l’emploi et neuf sur dix obtenant la qualification préparée. Ces données proviennent de l’association et décrivent ses résultats déclarés, sans constituer une évaluation indépendante.

Le modèle a été étendu à d’autres sites, notamment au château d’If, au domaine national de Chambord, à l’abbaye de Saint-Sever-de-Rustan et à plusieurs éléments du patrimoine de Maussane-les-Alpilles. Chaque chantier associe un besoin réel de conservation à une formation organisée au plus près du territoire.

Au Fort Saint-Nicolas, les équipes travaillent notamment sur les remparts en pierre de taille, les étanchéités traditionnelles, les calades et les enduits en chaux et chanvre. Ces réalisations restent au cœur du parcours de formation, car elles permettent aux stagiaires d’être évalués sur des ouvrages destinés à durer.