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lundi 19 octobre 2026
Société · France

À Bordeaux, la solidarité s’organise autour des commerces pillés

Clients, voisins et institutions se mobilisent après les violences du 17 octobre. Une réunion doit préciser mardi l’accompagnement des établissements touchés.

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Rue Sainte-Catherine piétonne et commerçante à Bordeaux
Superbass / Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0 — Source

À Bordeaux, les commerçants touchés par les pillages du 17 octobre reçoivent les premiers soutiens de leurs clients et de leurs voisins alors que l’ampleur des dégâts continue d’être évaluée. Une centaine d’établissements auraient été affectés dans le centre-ville selon les premières estimations municipales et consulaires.

Rue Sainte-Catherine et dans les axes voisins, plusieurs boutiques ont subi des vitrines brisées, des vols ou des incendies. France Télévisions a recueilli le témoignage d’un bijoutier agressé pendant le pillage de son magasin puis aidé par des riverains. Ces faits font l’objet de constats et de plaintes qui devront établir les responsabilités individuelles.

Les messages de clients, l’aide apportée sur place et le retour dans les commerces encore ouverts constituent une première réponse locale. Ils ne suffisent toutefois pas à compenser les pertes de stocks, les travaux ni les interruptions d’activité. Les professionnels attendent désormais des indications précises sur l’assurance, la sécurité et les aides publiques.

Une réunion prévue avec les représentants économiques

Le maire Thomas Cazenave doit réunir mardi 20 octobre les associations et représentants des commerçants à l’Hôtel de Ville. La préfète de la Gironde, la Chambre de commerce et d’industrie Bordeaux Gironde ainsi que la Chambre de métiers et de l’artisanat doivent participer aux échanges.

Cette rencontre doit permettre de consolider le nombre d’établissements touchés et d’identifier leurs besoins immédiats. Plus de quarante vitrines avaient déjà été sécurisées dimanche soir par les équipes métropolitaines, tandis que le nettoyage et la protection des devantures se poursuivaient dans le centre.

Les assureurs ont annoncé des mesures exceptionnelles au niveau national. Le délai de déclaration des sinistres liés aux violences urbaines doit être porté à trente jours. La profession promet également d’accélérer les expertises, de traiter en priorité les situations les plus sensibles et de faciliter le versement d’acomptes.

Ces engagements ne garantissent pas une indemnisation identique pour tous les commerces. Elle dépendra des garanties souscrites, de la nature des dommages et des justificatifs disponibles. Les commerçants doivent conserver les photos, vidéos, factures et inventaires, déposer plainte et contacter rapidement leur assureur.

La solidarité locale se joue aussi dans les semaines suivant les dégâts. Les achats auprès des établissements capables de rouvrir peuvent soutenir leur trésorerie, mais les appels aux dons exigent de la prudence. Les cagnottes relayées par une institution ou une organisation professionnelle offrent davantage de garanties que les collectes anonymes circulant sur les réseaux sociaux.