La Conférence sur le travail, l’emploi et les retraites (CTER) est arrivée à son terme avec la remise officielle de son document final de synthèse à l’exécutif français. Ce cycle d’échanges institutionnels, achevé à la mi-septembre 2026, marque une étape charnière dans les négociations sociales autour de l’avenir du système de répartition des pensions en France.
Le volumineux document de plus de 180 pages est le fruit d’auditions et de concertations menées sous l’autorité de trois garants du dialogue social. La rédaction a ainsi été encadrée par Jean-Denis Combrexelle, ancien président de la section du contentieux du Conseil d’État, l’expert social Pierre Ferracci et la dirigeante d’entreprise Anne-Marie Couderc.
Ce processus de concertation avait été initié sous l’égide du gouvernement conduit par Sébastien Lecornu pour renouer les discussions institutionnelles. Les travaux se sont toutefois heurtés au boycott de la principale organisation patronale, le Medef ayant formellement refusé de participer aux tables de discussions tout au long de cette séquence.
Au cœur de ses arbitrages, le rapport préconise le maintien impératif d’un âge légal de départ en retraite, une mesure jugée essentielle pour contenir la dérive des comptes publics et protéger les assurés aux carrières hachées. Les garants ont toutefois pris le parti d’écarter toute fixation d’un seuil chiffré précis dans leurs recommandations.
Une voie médiane tracée sur le front de la pénibilité
Sur le dossier particulièrement sensible et conflictuel de la pénibilité, la synthèse tente d’établir un équilibre entre exigences syndicales et réserves managériales. Le document propose ainsi une formule médiane qui associe la reconnaissance de présomptions de pénibilité par métier à l’obligation systématique d’obtenir un avis médical conforme pour attester de la réalité de l’usure professionnelle.





