Le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, a acté et confirmé l’ouverture d’une enquête préliminaire pour des faits présumés de détournement de fonds publics visant Christian Estrosi, ancien maire emblématique de la commune. Les magistrats du parquet ont formellement diligenté cette procédure judiciaire à la fin du mois d’août 2026 afin de vérifier la gestion financière passée de la mairie.
Cette initiative judiciaire trouve son origine dans une démarche administrative et pénale engagée par le nouveau maire de Nice, Éric Ciotti. Fin juillet 2026, l’élu a formellement saisi l’autorité judiciaire compétente en transmettant un signalement au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale, obligeant tout agent ou représentant public à dénoncer des infractions supposées.
L’enquête des services judiciaires se concentre spécifiquement sur un manquement présumé de justificatifs comptables pour un montant net total évalué à 312 023 euros. Cette somme globale avait été allouée à Christian Estrosi au titre de ses frais de représentation officiels entre 2016 et 2025, durant ses fonctions exécutives à la tête de la collectivité niçoise.
Cette affaire budgétaire avait d’abord été soulevée et portée sur la place publique par l’organisation Transparence citoyenne. L’association avait formellement sollicité la transmission des pièces justificatives relatives à ces dépenses de mandat pour s’assurer de leur légalité, avant d’engager des poursuites en déposant une plainte directe entre les mains de la justice.
La défense dénonce une manœuvre politique
En réponse à l’ouverture de ces investigations, l’avocat de Christian Estrosi, Me Matthieu Avril, dénonce fermement un acharnement d’ordre purement politique piloté par le rival historique de son client. Le défenseur réplique que l’ancien maire a scrupuleusement respecté le cadre légal du Code général des collectivités territoriales en restituant les reliquats financiers qui n’avaient pas été dépensés.
