À Arnac-Pompadour, en Corrèze, le cheval reste au centre d’un domaine façonné par près de trois siècles d’histoire. Le haras, le château, l’hippodrome et les élevages environnants forment aujourd’hui un ensemble où se rencontrent patrimoine, sport et activité économique.
Le domaine a été offert en 1745 par Louis XV à Jeanne-Antoinette Poisson, devenue marquise de Pompadour. Revenu ensuite dans le patrimoine royal, il est consacré à l’élevage sous le règne du souverain et contribue à la réputation du Limousin pour ses chevaux de selle.
La race anglo-arabe occupe une place centrale dans cette identité. Éleveurs et cavaliers apprécient ses qualités sportives, mais aussi un tempérament sensible qui demande un travail patient dès les premières années.
Un site tourné vers l’élevage et les compétitions
La jumenterie de Chignac, située à proximité, reste un lieu important pour la naissance et l’élevage de chevaux destinés au sport. Les poulains y sont progressivement habitués au contact humain avant de poursuivre leur formation ou de rejoindre d’autres structures équestres.
Le site de Pompadour accueille des courses, des concours complets, des spectacles et des formations. L’Institut français du cheval et de l’équitation estime à plus de 160 le nombre de journées de manifestations organisées chaque année.
Cette programmation attire plus de 50 000 visiteurs annuels selon l’IFCE. Elle soutient les métiers de l’élevage, de l’entraînement, du tourisme et de l’événementiel dans une commune dont l’image reste étroitement liée au cheval.
Le patrimoine a changé de fonction au fil des régimes politiques et de la disparition des besoins militaires qui avaient motivé les premiers haras royaux. Pompadour conserve néanmoins des infrastructures où l’élevage, le sport de haut niveau et les visites continuent de se compléter.





