Peres Jepchirchir a été suspendue provisoirement après la détection d’érythropoïétine dans un échantillon prélevé hors compétition au Kenya. L’Unité d’intégrité de l’athlétisme a annoncé la mesure vendredi 23 octobre, en précisant que le prélèvement avait été effectué avant la victoire de la Kényane au marathon de Sydney le 30 août.
Cette décision ne constitue pas encore une sanction définitive. Une suspension provisoire écarte temporairement l’athlète des compétitions pendant l’instruction du dossier. L’AIU classe l’EPO parmi les substances interdites et doit désormais conduire la procédure prévue par les règles antidopage.
Âgée de 33 ans, Jepchirchir s’était imposée à Sydney en 2 heures 18 minutes et 31 secondes. Reuters rapporte que son agent Gianni Demadonna a regretté l’affaire tout en rappelant que l’athlète doit pouvoir exercer les droits prévus dans la procédure.
Un palmarès majeur désormais sous pression
La marathonienne a remporté le titre olympique à Tokyo en 2021 et le titre mondial à Tokyo en 2025. Son palmarès comprend aussi des succès à New York en 2021, Boston en 2022 et Londres en 2024. Elle avait par ailleurs détenu le record du monde du semi-marathon.
Le résultat annoncé concerne un contrôle antérieur au marathon de Sydney. À ce stade, l’AIU n’a pas indiqué qu’une décision avait été prise sur le classement de cette course ni sur les autres résultats de la championne. Il serait donc prématuré de présenter sa victoire comme annulée.
Le dossier intervient dans un contexte de surveillance renforcée de l’athlétisme kényan. Cette situation collective ne préjuge toutefois pas de l’issue de la procédure individuelle visant Jepchirchir, dont le statut reste celui d’une athlète provisoirement suspendue.





