Un véhicule immobilisé sur l’autoroute ne peut être pris en charge que par une entreprise agréée. Cette règle permet de protéger les automobilistes contre les faux dépanneurs qui se présentent sans avoir été missionnés et peuvent ensuite réclamer une facture excessive.
La priorité reste la mise en sécurité. Il faut allumer les feux de détresse, ranger le véhicule le plus à droite possible, enfiler le gilet réfléchissant et faire sortir les occupants du côté opposé à la circulation. Tout le monde doit ensuite se placer derrière la glissière, suffisamment en amont.
La borne d’appel orange constitue le moyen recommandé pour demander une intervention, car elle est géolocalisée et met directement en relation avec l’exploitant de l’autoroute. L’application SOS Autoroute peut aussi être utilisée sur les réseaux compatibles. En cas de danger immédiat, le 112 reste le numéro à appeler.
Des forfaits encadrés depuis janvier
Depuis le 1er janvier 2026, le dépannage sur place coûte 151 euros pour un véhicule léger de moins de 3,5 tonnes. Un remorquage est facturé 151 euros jusqu’à 1,8 tonne et 186,72 euros entre 1,8 et 3,5 tonnes dans le cadre du forfait réglementé.
Ces montants sont majorés de 50 pour cent la nuit, le week-end et les jours fériés. Les pièces, le temps de réparation supplémentaire et certains trajets au-delà du forfait peuvent être facturés en plus. Le professionnel doit afficher ses prix dans son véhicule et remettre une facture détaillée.
Un dépanneur qui arrive sans avoir été sollicité doit éveiller la méfiance. L’automobiliste peut demander le nom de l’entreprise et le comparer à celui communiqué par l’exploitant. En cas de prix abusif ou de pratique trompeuse, la plateforme publique SignalConso permet de transmettre un signalement à la répression des fraudes.





