À Marseille, le quotidien de nombreux riverains est rythmé par le passage incessant de deux-roues motorisés et la multiplication des rodéos urbains. Excédés, les habitants dénoncent des manœuvres répétées d’engins modifiés qui génèrent d’importantes nuisances sonores et troublent la tranquillité publique jusque tard dans la nuit au cœur des zones résidentielles.
Pour faire face à ces agissements et contourner l’absence de caméras de surveillance fixes dans plusieurs secteurs particulièrement touchés, les forces de police des Bouches-du-Rhône déploient désormais des drones. Ces appareils aériens offrent aux patrouilles au sol un appui stratégique immédiat afin de repérer et de localiser les infractions en temps réel.
Au-delà du comportement dangereux des pilotes sur les axes de circulation, le volume sonore des véhicules concentre l’action des forces de l’ordre. Lors de récents contrôles acoustiques menés par la brigade départementale de police, les agents ont mesuré des motos trafiquées à un pic de 121 décibels, dépassant drastiquement le plafond légal établi à 93 décibels.
Ce non-respect des critères techniques expose les conducteurs à des sanctions immédiates. Les motards contrôlés pour émission de bruit excessif se voient infliger une amende forfaitaire de 135 euros, assortie de l’obligation formelle de remettre leur véhicule aux normes en réinstallant le dispositif d’atténuation sonore, la chicane d’échappement.
Soixante interpellations recensées dans le département
L’action policière cible également les démonstrations de pilotage acrobatique sur la voie publique. Depuis le début de l’année, les différentes opérations conduites dans les Bouches-du-Rhône ont permis l’interpellation de 60 personnes pour des rodéos urbains, une qualification pénale punie de peines pouvant atteindre deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.
