La secrétaire nationale des Écologistes et candidate à l’élection présidentielle, Marine Tondelier, a apporté son appui total à une éventuelle mobilisation populaire contre la vie chère prévue le 17 octobre. S’exprimant sur l’antenne de France Inter ce mercredi 16 septembre, la responsable politique a fait savoir qu’elle soutenait cette initiative sociale « des deux mains et des deux jambes ».
Interrogée sur les appels diffusés sur les réseaux sociaux invitant à réoccuper les ronds-points à la manière du mouvement des Gilets jaunes de 2018, la dirigeante a dressé un parallèle politique sévère avec l’action du chef de l’État. Elle a ainsi qualifié ces carrefours d’illustration parfaite du pouvoir en place, dénonçant une France qui « tourne en rond » sous la présidence d’Emmanuel Macron.
Sur le front du pouvoir d’achat, Marine Tondelier a vivement critiqué les dispositifs gouvernementaux destinés à amortir la flambée des carburants, estimant qu’ils représentaient seulement l’équivalent de « trois pleins dans l’année ». Pour corriger ce soutien jugé insuffisant, elle réclame un ciblage rigoureux des aides publiques, ajusté en fonction des revenus des ménages et des distances réelles parcourues au quotidien.
L’élue écologiste a par ailleurs écarté l’hypothèse d’un blocage des prix à la pompe ou d’une baisse générale de la TVA sur les carburants, pointant leur lourdeur d’application et leurs externalités négatives. En contrepartie, elle préconise le déploiement d’un million de véhicules électriques sur trois ans, un programme d’envergure dont le coût d’investissement s’élèverait à cinq milliards d’euros par an.
Une candidature maintenue en vue de l’union
Actuellement créditée de 4 % à 5,5 % des intentions de vote à sept mois du scrutin présidentiel, Marine Tondelier refuse d’intégrer la primaire organisée conjointement par le Parti socialiste et Place publique. La cheffe de file écologiste poursuit sa propre campagne pour porter son projet environnemental, tout en confirmant mener des discussions pour tenter de bâtir une union de la gauche.





