Le procès de Rachida Dati et de l’ancien président-directeur général de l’alliance Renault-Nissan Carlos Ghosn s’ouvre ce mercredi 16 septembre 2026 devant le tribunal correctionnel de Paris. L’actuelle responsable politique et l’ancien magnat de l’automobile sont jugés pour des faits présumés de corruption et de trafic d’influence liés aux liens contractuels noués entre le constructeur et l’élue.
La justice reproche spécifiquement à Rachida Dati d’avoir perçu 900 000 euros d’honoraires entre 2009 et 2013 par l’intermédiaire de RNBV, la filiale néerlandaise de Renault-Nissan. Ces versements financiers s’appuyaient officiellement sur une convention de conseil conclue en octobre 2009, peu après le départ du gouvernement de l’ancienne ministre de la Justice.
Les magistrats instructeurs soutiennent que ces rémunérations dissimulaient en réalité des activités de lobbying au profit du constructeur automobile au Parlement européen, où Rachida Dati siégeait au même moment comme eurodéputée. L’intéressée réfute vigoureusement cette analyse, affirmant avoir exercé une activité réelle d’avocate d’affaires en toute légalité.
Réfugié au Liban et visé par un mandat d’arrêt international délivré par la justice française, Carlos Ghosn ne comparaît pas en personne lors de cette audience parisienne. L’ancien dirigeant d’entreprise a néanmoins adressé un courrier au tribunal pour solliciter un ajournement du calendrier ou la possibilité d’intervenir à distance par visioconférence.
Jusqu’à dix ans de prison encourus
Le calendrier d’audience fixé par le tribunal correctionnel prévoit six demi-journées de débats jusqu’au 28 septembre 2026 pour examiner l’ensemble des éléments du dossier. Pour les infractions de corruption et de trafic d’influence reprochées dans cette procédure, les deux prévenus s’exposent à une peine maximale pouvant aller jusqu’à dix ans d’emprisonnement.





