L’aéroport de Paris-Beauvais, implanté sur le territoire de la commune de Tillé dans le département de l’Oise, a établi un niveau d’activité historique avec 6,7 millions de passagers enregistrés sur l’ensemble de l’année 2025. La plateforme aéroportuaire a totalisé près de 39 000 mouvements d’avions au cours de cette même période, confirmant son rôle stratégique dans le transport aérien régional et international.
Pour faire face à cette fréquentation inédite, le consortium Bellova, société gestionnaire de la structure dirigée par Anthony Martin, porte un important programme d’extension et de modernisation évalué à environ 200 millions d’euros. Ce projet d’envergure intègre l’agrandissement substantiel des terminaux actuels ainsi qu’une hausse globale des capacités d’accueil opérationnelles de l’infrastructure beauvaisienne.
La concrétisation de ces aménagements majeurs est passée par une étape procédurale décisive : l’enquête publique dédiée aux autorisations environnementales et aux différents permis de construire s’est officiellement achevée le 15 septembre 2026. Cette phase d’instruction technique et réglementaire s’est tenue durant trois mois complets de consultation auprès des populations et des instances concernées.
En dépit de ce processus consultatif, la contestation demeure vive parmi les riverains. Plusieurs collectifs et associations locales s’opposent vigoureusement à l’accroissement du trafic aérien, pointant du doigt la dégradation des conditions de vie due aux pollutions sonores récurrentes tôt le matin et tard le soir, et insistant sur les risques sanitaires ainsi que les dérèglements climatiques engendrés.
Des retombées économiques opposées aux craintes sanitaires
Face aux alertes formulées par les populations riveraines, la direction de Bellova affirme que les études réglementaires menées ne révèlent aucun danger avéré pour la santé publique, tout en s’engageant à appliquer des mesures concrètes contre les particules ultrafines. L’entité s’appuie également sur le soutien des milieux économiques du bassin d’emploi, l’aéroport s’affirmant comme le troisième employeur de la région.





