Les auteurs du Lancet Countdown demandent que le changement climatique soit formellement reconnu comme une urgence sanitaire mondiale. Leur rapport 2026 constate que les effets sur la santé progressent plus vite que les mesures prises pour les contenir, malgré des améliorations liées notamment aux énergies propres.
Cette demande ne constitue pas une déclaration d’urgence déjà adoptée par l’Organisation mondiale de la santé. La directrice du programme, Marina Romanello, plaide pour une réponse coordonnée et durable, afin de placer la protection de la santé au centre des décisions climatiques.
La dixième édition mondiale du suivi rassemble les travaux de 146 experts issus de 71 institutions. Elle examine 54 indicateurs, dont quatre nouveaux. Son périmètre couvre les conséquences sanitaires du réchauffement mais aussi les politiques qui peuvent limiter l’exposition des populations et leurs effets.
L’équipe souligne que l’action climatique produit déjà des bénéfices. Les investissements dans les énergies propres, la préparation des systèmes de santé et certaines réglementations protectrices comptent parmi les progrès identifiés. Les chercheurs jugent cependant ces avancées trop lentes et trop inégalement réparties pour compenser l’aggravation des dommages.
La chaleur occupe une place majeure dans l’alerte. Le compte rendu de l’AFP diffusé par TF1 Info rapporte une estimation record de 710 000 décès associés à la chaleur en 2023. Il s’agit d’une estimation portant sur cette année, et non d’un décompte des morts de l’été 2026.
Le rapport paraît en amont de la COP31, annoncée du 9 au 20 novembre. Les auteurs souhaitent que la réponse associe la réduction des émissions à des protections sanitaires suivies dans le temps, plutôt qu’à la seule succession de dispositifs déclenchés lors des crises.






