À Brusvily, dans les Côtes-d’Armor, la baisse de pression sur le réseau d’eau potable se traduit désormais par un faible débit chez certains habitants. Un reportage de France 2 diffusé lundi 26 octobre montre les effets de cette mesure d’économie, alors que les réserves restent sous tension malgré les dernières pluies.
Cette restriction ne commence pas avec le reportage. La mairie de Brusvily avait publié une alerte sur la crise sécheresse et la baisse de pression le 15 octobre. Deux jours plus tôt, la Ville de Dinan avait annoncé des réductions dans plusieurs secteurs de Dinan-Léhon, Saint-Carné, Taden, Le Hinglé, Trévron et Bobital.
Le témoignage recueilli à Brusvily illustre les conséquences domestiques du dispositif. Une habitante raconte avoir d’abord remplacé sa pomme de douche, pensant qu’elle était responsable du manque de débit. La diminution de pression relève en réalité de la gestion du réseau, et non de cet équipement.
Selon les chiffres présentés dans le reportage, la réduction appliquée à 800 foyers permettrait d’économiser 100 000 litres par jour. Arnaud Lécuyer, président de Dinan Agglomération, explique que les pluies doivent durer davantage pour reconstituer efficacement les réserves après une longue période de sols secs.
Les collectivités évoquent aussi des coupures sur certains usages non prioritaires si la situation se dégrade. Il s’agit d’une possibilité de gestion de crise, pas de l’annonce d’une interruption générale de l’alimentation des particuliers à une date arrêtée.
À Dinan, les restrictions publiées par la commune comprennent notamment l’interdiction de laver les véhicules, de remplir les piscines ou d’arroser les espaces verts. L’arrosage des potagers est interdit entre 8 heures et 20 heures. Ces mesures s’ajoutent aux réductions de pression destinées à préserver la ressource.





