L’administration de Donald Trump a présenté mardi 27 octobre un projet d’assouplissement des règles américaines limitant les émissions de méthane du secteur pétrolier et gazier. Annoncé à Lubbock, au Texas, le texte propose notamment de supprimer un programme de détection des grandes fuites. Il doit encore passer par une consultation publique.
La distinction compte dans un dossier que le président a présenté en meeting comme la fin des réglementations de l’ère Biden. L’Agence de protection de l’environnement, l’EPA, parle bien d’une proposition de révision. Sa page consacrée à la procédure prévoit une période de commentaires de quarante-cinq jours après publication au registre fédéral, ainsi qu’une audition publique virtuelle.
Le programme dit des grands émetteurs permettait à des tiers agréés de repérer des fuites importantes et obligeait les exploitants concernés à enquêter. L’EPA souhaite le supprimer, en invoquant notamment des objections juridiques et l’existence d’autres moyens de surveillance. C’est l’un des volets contestés du projet, rapporte The Guardian.
Des exigences différenciées selon les puits
L’agence propose également de distinguer davantage les installations selon leur production ou le type de ressources exploitées. Les petits puits, sur lesquels l’administration insiste dans sa présentation, pourraient ainsi relever de normes différentes. Le texte prévoit aussi de modifier les exigences sur le brûlage du gaz associé à l’extraction pétrolière et sur certains équipements de contrôle.
Pour défendre sa réforme, l’EPA avance une estimation de 45 milliards de dollars d’économies de coûts réglementaires, ainsi qu’une production supplémentaire de pétrole et de gaz. Il s’agit de projections de l’administration, dont les effets ne sont pas encore observés. Le communiqué ne permet pas de les traduire en une baisse garantie des factures des ménages.
Les critiques citées par The Guardian, notamment au sein de l’Environmental Defense Fund, jugent au contraire que l’affaiblissement des contrôles favoriserait les rejets et le gaspillage de gaz. La réforme vise des normes finalisées en 2024, qui avaient étendu les obligations à des installations existantes. L’EPA doit encore préciser les dates exactes de la consultation après la publication du projet au registre fédéral.






