Dans plusieurs campus franciliens, l’attente devant les restaurants universitaires devient un indicateur concret de la précarité. Quand la file est trop longue entre deux cours, certains étudiants renoncent au repas et reprennent leur journée sans avoir mangé.
Une étudiante interrogée par ICI Paris Île-de-France explique avoir déjà sauté le déjeuner faute de temps, malgré l’existence des repas à tarif social. Son témoignage montre que le prix ne suffit pas à garantir l’accès lorsque la capacité d’accueil et les horaires ne suivent pas les besoins.
À cette contrainte s’ajoute un budget quotidien de plus en plus serré. Les dépenses de logement, de transport et d’alimentation obligent certains jeunes à demander une aide qu’ils n’imaginaient pas solliciter au début de leurs études.
Les associations atteignent leurs limites
Du Beurre dans leurs épinards distribue des colis alimentaires et des produits de première nécessité à la Gaîté Lyrique ainsi que dans des résidences universitaires d’Île-de-France. L’association affirme avoir déjà remis plus de 20 000 colis depuis le lancement de son action.
Sa campagne de financement ouverte jusqu’au 30 octobre vise 8 000 colis en 2026. Les distributions mensuelles et les livraisons en résidence complètent l’aide proposée par d’autres réseaux étudiants, mais les équipes disent devoir arbitrer face à l’augmentation des demandes.
La situation ne se résume donc pas au coût d’un plateau-repas. Elle dépend aussi de la proximité d’un restaurant universitaire, du temps disponible entre les cours et de la capacité des structures solidaires à maintenir des distributions régulières.





