La superficie consacrée à la coca en Bolivie a atteint 36 400 hectares en 2025, soit une hausse de 7 % en un an. Ce total dépasse de 14 400 hectares la limite de 22 000 hectares autorisée par la loi pour les usages traditionnels.
Les évolutions diffèrent fortement selon les régions. Dans les Yungas, au nord de La Paz, les cultures ont reculé de 4 % pour s’établir à 18 430 hectares. Dans le Chapare, elles ont progressé de 22 % et atteint 17 471 hectares.
Ces chiffres nourrissent un débat ancien. La feuille est mâchée, infusée et utilisée dans des rites andins, tandis qu’une partie de la production peut alimenter la fabrication de cocaïne. Confondre la plante et le produit stupéfiant empêche de comprendre cette distinction centrale pour les cultivateurs.
Un cadre international inchangé
La loi bolivienne adoptée en 2017 a porté la surface légale de 12 000 à 22 000 hectares. Elle reconnaît un marché intérieur lié aux pratiques traditionnelles tout en maintenant des opérations de réduction des cultures excédentaires.
Au niveau international, la feuille de coca reste inscrite au tableau I de la Convention unique sur les stupéfiants de 1961. Après une nouvelle évaluation, le comité d’experts de l’Organisation mondiale de la santé a recommandé en décembre 2025 de maintenir ce classement.
Dans les Yungas, la récolte est triée, séchée puis enregistrée avant sa commercialisation légale. Les producteurs défendent cette chaîne contrôlée, alors que les autorités doivent mesurer les surfaces excédentaires et lutter contre les détournements vers les réseaux de drogue.





