La Guadeloupe a connu une accalmie relative après les violences survenues à Pointe-à-Pitre et aux Abymes, sans que la mobilisation sociale soit terminée. Treize personnes ont encore été interpellées dans la nuit de lundi à mardi, selon la préfecture, tandis que des barrages filtrants ont continué de perturber la circulation sur plusieurs axes.
Le préfet avait instauré un couvre-feu pour les mineurs non accompagnés dans les deux communes les plus touchées. La mesure a été décidée après des pillages, des incendies et des affrontements au cours desquels trois policiers ont été blessés par arme à feu, selon le bilan communiqué par la direction territoriale de la police nationale.
Les autorités ont fait état de 44 interpellations après la première séquence de violences. Le retour à un calme partiel ne signifie pas la levée de toutes les tensions. Des opérations de sécurisation se poursuivent et la circulation peut encore être modifiée à proximité des barrages ou des interventions.
Le mouvement Nou las palé maintient ses revendications. Le collectif dénonce le coût de la vie, le prix des carburants et les difficultés persistantes d’accès à l’eau potable. Ses actions ont notamment pris la forme de barrages filtrants, distincts des pillages et des tirs attribués à des groupes impliqués dans les violences.
Cette distinction est importante pour comprendre la situation locale. La contestation sociale rassemble des organisations et des habitants autour de demandes économiques et de services publics, tandis que les infractions commises en marge des mobilisations font l’objet d’enquêtes et d’interpellations.
À Pointe-à-Pitre et aux Abymes, le couvre-feu vise spécifiquement les mineurs non accompagnés pendant la nuit. Les horaires et la durée d’application relèvent de l’arrêté préfectoral. Les habitants doivent se reporter aux communications officielles avant tout déplacement nocturne, car les mesures peuvent évoluer selon la situation.
Les établissements scolaires, les transports et les commerces restent attentifs aux conséquences des barrages. La préfecture et les médias locaux continuent de publier les points de circulation et les bilans opérationnels à mesure que les axes sont dégagés.





