Le colloque d’Objectif Remigration prévu samedi 31 octobre au Plessis-Robinson, dans les Hauts-de-Seine, et la manifestation annoncée dimanche 1er novembre à Paris ont été interdits jeudi par arrêtés préfectoraux. Les deux rendez-vous étaient organisés par ce collectif d’extrême droite radicale.
Les mesures ont été prises à la demande du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, selon les informations concordantes de l’AFP et de l’agence espagnole EFE. La préfecture de police invoque les risques de troubles à l’ordre public, notamment dans le contexte de l’attentat de Trappes. Les deux interdictions concernent des événements distincts, dans deux communes et sur deux journées.
La veille, des responsables politiques et des organisations syndicales avaient demandé l’annulation de ces rassemblements. Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, avait saisi le préfet de police pour qu’il examine les risques liés aux événements annoncés. Des organisations locales avaient également appelé à se mobiliser au Plessis-Robinson.
Le colloque devait porter sur la « remigration », terme employé par l’extrême droite radicale pour défendre une politique d’expulsion à grande échelle de personnes d’origine étrangère. Des syndicats des Hauts-de-Seine, dont la CFDT, la CGT, FO, la FSU et Solidaires, avaient demandé que cette rencontre ne puisse pas se tenir.
Une séance de dédicace du militant autrichien Martin Sellner, autour de son livre sur le même thème, était par ailleurs annoncée vendredi dans une librairie du VIIe arrondissement de Paris. Les deux interdictions rapportées jeudi ne permettent pas de conclure que cette troisième rencontre a elle aussi été interdite. Un appel à un rassemblement d’opposition devant la librairie avait été lancé pour 16 h 30.
La préfecture de police de Paris, rue de Lutèce, le 2 juin 2019. Photographie d’archive de l’institution, distincte des événements annoncés. Celette / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Réduction et conversion WebP.




