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vendredi 16 octobre 2026
Economie · France

Crédit à la consommation, les petits prêts restent les plus coûteux

Les plafonds applicables depuis le 1er octobre montrent un écart marqué selon le montant emprunté. Le TAEG reste le bon indicateur pour comparer le coût réel.

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Façade de la Banque de France avec une bâche des Journées européennes du patrimoine 2010
Eshuuu / Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0 — Source

Emprunter une petite somme coûte proportionnellement plus cher qu’obtenir un crédit plus important. Depuis le 1er octobre 2026, le taux d’usure atteint 23,60 % pour les prêts à la consommation de 3 000 euros ou moins, selon la Banque de France. Le plafond tombe à 15,76 % entre 3 000 et 6 000 euros, puis à 8,56 % au-delà de 6 000 euros.

Ces pourcentages ne correspondent pas aux taux systématiquement proposés aux clients. Ils fixent le maximum légal du taux annuel effectif global, qui additionne les intérêts et les frais nécessaires à l’obtention du prêt. Un dossier peut donc être refusé lorsque son coût total dépasserait ce seuil.

L’écart entre les catégories tient en partie au poids des coûts fixes. L’étude du dossier, la gestion du contrat et le risque d’impayé pèsent davantage sur une petite somme. Les crédits non affectés sont aussi accordés sans garantie attachée à un bien précis, contrairement à un financement immobilier.

Le montant de la mensualité ne dit pas tout

Une mensualité basse peut masquer une durée longue et un coût total élevé. Pour comparer deux offres, il faut regarder le TAEG, la durée, le montant total dû et les conditions applicables en cas de remboursement anticipé ou d’incident de paiement.

Les plafonds du quatrième trimestre progressent légèrement pour les deux plus petites tranches. Ils passent de 23,53 % à 23,60 % sous 3 000 euros et de 15,67 % à 15,76 % entre 3 000 et 6 000 euros. Le seuil des prêts supérieurs à 6 000 euros reste stable à 8,56 %.

Le taux d’usure est recalculé chaque trimestre à partir des taux effectivement pratiqués auparavant par les établissements de crédit. Il protège contre les offres excessives, mais peut aussi fermer l’accès au financement à certains ménages lorsque le coût de leur assurance ou leur profil de risque fait dépasser le plafond légal.