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jeudi 22 octobre 2026
Société · France

À Thaon-les-Vosges, l’humour s’affiche contre les ébats en plein air

Sept panneaux ont été installés sur le parcours de santé pour rappeler les règles d’usage de cet espace familial. La mairie mise sur des slogans décalés et des accès plus difficiles.

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L’hôtel de ville de Thaon-les-Vosges, photographie d’archive
Rauenstein / Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0 — Source

La mairie de Thaon-les-Vosges a installé sept panneaux humoristiques sur son parcours de santé afin de décourager les ébats sexuels en plein air. Posés le 9 octobre, ils rappellent que cet espace fréquenté par les familles et les sportifs doit rester accessible à tous sans scènes d’exhibition.

Les messages jouent volontairement sur le décalage. La commune affiche notamment que l’amour peut être aveugle mais pas les promeneurs, ou qu’une histoire d’amour mérite mieux qu’une main courante. Cette campagne a été confirmée par la municipalité sur ses réseaux sociaux et relayée par plusieurs médias locaux.

Selon le maire Cédric Haxaire, les services de police reçoivent régulièrement des appels d’habitants à propos du site. Le parcours de santé est aussi référencé sur des plateformes de rencontres, ce qui a conduit la commune à chercher une réponse visible sans fermer l’espace.

Des panneaux accompagnés de mesures concrètes

La municipalité a également modifié l’accès au parcours. Des barrières ont été ajoutées et la voie d’arrivée a été transformée en chemin forestier afin de limiter les véhicules venant de l’extérieur de la commune. Des patrouilles de police restent prévues sur place.

Cette stratégie remplace les précédentes tentatives de dissuasion. Des fausses caméras avaient déjà été installées dans le passé, sans faire disparaître les signalements. La mairie assume cette fois une communication directe, conçue pour être comprise immédiatement par les usagers.

L’exhibition sexuelle demeure punie par la loi. À Thaon-les-Vosges, l’objectif affiché consiste surtout à restaurer un usage partagé du parcours, long de près de trois kilomètres, plutôt qu’à transformer ce lieu de promenade en espace fermé ou constamment surveillé.