Le couvre-feu visant les mineurs non accompagnés reste en vigueur à Nice jusqu’au lundi 26 octobre à 6 heures. La mesure municipale interdit leur circulation de 21 heures à 6 heures dans le centre-ville, le Vieux-Nice, le quartier Trachel et le secteur de la Gare du Sud.
L’arrêté a été pris après les violences et les pillages constatés le samedi 17 octobre. La municipalité et la préfecture présentent cette restriction temporaire comme un moyen de prévenir de nouveaux incidents tout en concentrant les forces de sécurité sur les zones les plus exposées.
Le périmètre ne concerne pas tous les habitants ni l’ensemble de la commune. Il vise les moins de 18 ans qui circulent sans accompagnement dans les secteurs désignés. Les familles doivent se référer à l’arrêté municipal pour connaître les exceptions et les limites exactes.
Plusieurs interdictions complètent le dispositif
Des arrêtés préfectoraux distincts encadrent aussi le transport et l’usage de mortiers d’artifice, d’articles pyrotechniques, de carburant en petits contenants et de produits inflammables ou corrosifs. Le port et le transport d’armes ainsi que d’objets pouvant servir d’armes sont également concernés.
Le préfet a aussi interdit certains équipements de protection susceptibles d’être utilisés lors de troubles, dont les lunettes de ski, les masques à gaz et les casques. Ces mesures préfectorales doivent s’appliquer jusqu’au dimanche 25 octobre à 23 heures.
Les forces de sécurité restent prépositionnées dans le centre de Nice. Des militaires de l’opération Sentinelle sont également mobilisés près des commerces de l’avenue Jean-Médecin, selon les informations communiquées localement.
Le bilan fourni par la préfecture fait état d’une quinzaine de commerces touchés par des dégradations ou des pillages le 17 octobre. Les établissements concernés ont été contactés pour les dépôts de plainte et les démarches liées aux préjudices. Ce bilan demeure distinct des procédures judiciaires individuelles, qui doivent établir les faits et les responsabilités.





