À Annecy, un hôtelier affirme que des clients reportent leur séjour ou quittent la France plus tôt depuis les violences du 17 octobre. Benoît Lange estime que le taux de remplissage de son établissement pourrait rester autour de 30 % cette semaine, contre 50 % attendu.
Ce témoignage recueilli par France Inter ne suffit pas à mesurer l’activité de toute la destination. Il montre toutefois que les images de pillages et de dégradations circulent au-delà des villes les plus touchées et peuvent modifier des projets de voyage dans des territoires restés relativement à l’écart des incidents.
À Paris, Le Monde a rencontré des visiteurs étrangers préoccupés mais qui n’avaient pas nécessairement changé leur programme. Cette prudence contraste avec les annulations signalées par certains professionnels. Le ministre chargé du Tourisme, Serge Papin, déclarait encore mardi qu’aucun impact agrégé n’était visible à ce stade.
Des effets encore difficiles à mesurer
Les professionnels distinguent les dégâts directs et l’effet sur les réservations. Des agences de voyages et des lieux d’accueil ont été endommagés dans plusieurs villes. Dans le même temps, hôteliers et offices de tourisme répondent à des clients qui demandent si leur séjour peut être maintenu en sécurité.
À Marseille, le président de l’office de tourisme assure que les établissements hôteliers ont été moins touchés que les commerces. Son objectif est de rassurer sans nier les dégradations. À Paris, Sud Radio rapporte des annulations pendant les vacances de la Toussaint, alors que les données nationales ne permettent pas encore d’en mesurer l’ampleur.
Quatre organisations du secteur, dont ADN Tourisme et la Confédération des acteurs du tourisme, ont alerté sur l’image de la France à l’étranger. Leur communiqué demande des mesures de sécurité et un accompagnement pour les professionnels touchés. Ces prises de position expriment une inquiétude économique mais ne constituent pas une estimation chiffrée des pertes à venir.
Pour Annecy, le chiffre de 30 % concerne un établissement cité dans le reportage et ne peut pas être étendu à toute la Haute-Savoie. Les prochains indicateurs de fréquentation, les réservations des vacances de la Toussaint et les données des offices de tourisme permettront d’établir si les reports observés restent ponctuels ou s’installent dans la durée.





