Des commerçants lyonnais barricadent leurs vitrines ou retirent leurs marchandises avant les rassemblements annoncés samedi 24 octobre. Dans le 6e arrondissement comme sur la Presqu’île, plusieurs boutiques et banques ont renforcé leurs devantures après les pillages et les dégradations du week-end précédent.
Certains établissements prévoient de rester fermés samedi afin de protéger leurs salariés et leurs stocks. Des bijoutiers ont vidé leurs vitrines, tandis que des magasins de prêt-à-porter et d’ameublement ont installé des panneaux ou des grilles de protection.
La préfecture du Rhône a interdit les manifestations à Lyon pour la journée de samedi. Des rassemblements restent néanmoins annoncés sur plusieurs points de la ville, ce qui entretient les inquiétudes des professionnels malgré le renforcement du dispositif de sécurité.
La ville sécurise aussi l’espace public
La mairie du 6e arrondissement a créé un groupe de messagerie avec les commerçants pour faire circuler rapidement les informations. Elle prévoit aussi de faire retirer des poubelles et des silos à verre, de sécuriser les chantiers et de limiter l’accès aux objets susceptibles d’être utilisés pendant des affrontements.
Selon Lyon Capitale, près de 200 commerces de la Presqu’île ont été touchés lors des violences du 17 octobre. Ce bilan explique l’ampleur des précautions prises cette semaine, y compris dans des quartiers qui ne se trouvent pas sur un itinéraire annoncé.
Le même réflexe est observé dans d’autres villes françaises. À Paris et Bordeaux, des commerçants ont également protégé leurs devantures avant la nouvelle journée de mobilisation, tout en distinguant le droit de manifester du risque de pillages commis en marge des cortèges.





