Cent trente jeunes qui vivaient au jardin des Chartreux ont rejoint jeudi 15 octobre l’ancien internat Favre, dans le 4e arrondissement de Lyon. La Ville a ouvert ce bâtiment municipal pour leur offrir une mise à l’abri temporaire pendant l’examen de leurs recours sur la reconnaissance de leur minorité.
Le dispositif est géré par le Centre communal d’action sociale de Lyon. Il s’adresse aux jeunes se déclarant mineurs, âgés de moins de 17 ans et trois mois, qui ont engagé ou doivent engager une démarche devant le juge des enfants. La municipalité précise qu’aucune nouvelle admission ne sera organisée après l’ouverture.
Une équipe dédiée réunit des travailleurs sociaux, des professionnels chargés de la logistique, un infirmier et un agent technique. Elle doit accompagner les jeunes dans l’accès aux soins, à la scolarité et aux droits, tout en suivant leurs démarches judiciaires. Une présence de sécurité est prévue chaque jour sur le site.
Une solution annoncée comme provisoire
Les jeunes s’étaient installés sous des tentes au jardin des Chartreux à partir de janvier 2025, faute de solution d’hébergement. Une partie d’entre eux avait ensuite trouvé refuge pendant plusieurs mois dans l’église Saint-Polycarpe avant de revenir dans le parc.
L’ancien internat Favre, propriété de la Ville, était vacant depuis le début de septembre. Selon Le Progrès, la mise à disposition pourrait durer environ dix-huit mois, le temps que les recours soient examinés. La mairie insiste sur le caractère temporaire de l’accueil et sur la coexistence avec les autres activités présentes dans le bâtiment.
La Ville rappelle que la protection des mineurs relève normalement du département et que l’hébergement d’urgence dépend de l’État. Elle a néanmoins choisi de mobiliser son bâtiment et son CCAS, tandis que d’autres dispositifs lyonnais destinés aux familles et aux jeunes sans solution restent sous pression.





