La ligne TER Grenoble–Lyon doit bénéficier de 110 millions d’euros de travaux d’ici 2031. Jean Castex a annoncé cet investissement mercredi 14 octobre à Grenoble, après une rencontre avec des élus et des représentants d’usagers.
La priorité est la régularité d’une liaison très fréquentée mais durablement fragile. Selon les chiffres présentés par la SNCF, environ un train sur cinq arrive avec au moins cinq minutes de retard. L’état des voies, des aiguillages et des passages à niveau serait à l’origine de près de 40 % des perturbations.
À Nyons, plusieurs maisons fragilisées pendant que l’origine du glissement reste à établirSNCF Réseau prévoit notamment de renouveler complètement les voies entre Grenoble et Voiron en 2027. Ce chantier représente 12 millions d’euros. D’autres interventions doivent être réparties sur cinq ans afin de traiter plusieurs points de faiblesse plutôt qu’un seul ouvrage.
L’entreprise indique avoir déjà engagé plus de 43 millions d’euros entre 2023 et 2025. Le nouveau programme porte donc l’effort au-delà des opérations récentes et l’inscrit jusqu’en 2031, avec la promesse d’une ligne plus robuste.
Pour les voyageurs, l’enjeu dépasse la seule vitesse. La desserte propose jusqu’à un train toutes les trente minutes et le trajet direct dure en moyenne environ une heure et vingt-trois minutes. Les retards et suppressions perturbent ainsi une liaison quotidienne entre deux grands bassins d’emploi et d’études.
La section entre Saint-André-le-Gaz et Grenoble avait déjà été identifiée par SNCF Réseau comme susceptible d’être saturée lors de la construction des horaires 2027. Cette contrainte s’ajoute au vieillissement de certaines infrastructures et limite la marge disponible lorsqu’un incident survient.
Les travaux auront eux-mêmes des conséquences temporaires sur la circulation. Leur calendrier détaillé devra préciser les interruptions ou adaptations de service, mais le renouvellement Grenoble–Voiron est présenté comme le chantier principal de 2027.




