La France et l’Allemagne ont présenté vendredi 16 octobre une position commune sur l’avenir de l’industrie automobile européenne. Paris et Berlin veulent maintenir l’objectif de neutralité climatique tout en demandant davantage de souplesse dans la trajectoire réglementaire imposée aux constructeurs.
Cette entente ne modifie pas à elle seule le droit européen. Elle constitue une proposition politique adressée aux institutions de l’Union, qui doivent encore arbitrer les règles applicables à l’automobile et la manière de mesurer les efforts demandés au secteur.
Les deux gouvernements défendent aussi une préférence pour les véhicules et les composants produits en Europe dans les aides publiques et les marchés publics. Leur déclaration commune associe cette orientation à des investissements dans la recherche, les batteries, les infrastructures de recharge et les procédés industriels moins carbonés.
Une proposition commune avant les arbitrages européens
Le compromis cherche à rapprocher deux priorités parfois présentées comme opposées. Les objectifs climatiques restent affichés, mais les industriels obtiendraient une marge accrue pour adapter les technologies, les calendriers et les modèles aux réalités du marché.
Paris et Berlin souhaitent également mieux protéger la production européenne face aux écarts de coûts et aux soutiens publics accordés ailleurs dans le monde. Les modalités précises d’une préférence européenne restent toutefois à négocier, notamment pour garantir leur compatibilité avec les règles commerciales et la concurrence au sein du marché unique.
La prochaine étape se jouera à Bruxelles. La Commission européenne et les États membres devront transformer, ou non, cette ligne franco-allemande en mesures communes. Tant que ces décisions ne sont pas adoptées, les règles existantes continuent de s’appliquer.





