À Angoulême, l’accès au financement freine les projets immobiliers sans faire disparaître les envies d’achat. Dans un reportage diffusé le 29 octobre par franceinfo, courtiers et agents décrivent des dossiers plus difficiles à faire accepter et des acquéreurs qui hésitent avant de s’engager.
Le contraste apparaît chez les ménages interrogés. Un couple de primo-accédants choisit d’avancer dans son projet après avoir stabilisé sa situation professionnelle. Une autre habitante renonce, en invoquant à la fois son budget et l’incertitude générale. Ces témoignages éclairent des parcours individuels, sans mesurer l’ensemble du marché charentais.
Romain Martaud, conseiller en prêt immobilier à Angoulême, explique à franceinfo que deux contrats à durée indéterminée ne suffisent pas toujours à emporter l’accord bancaire. Il cite notamment les charges existantes, l’absence d’épargne et un compte déjà tendu. Son travail porte aussi sur la combinaison des financements mobilisables selon le projet.
Une remontée des taux mesurée à l’échelle nationale
Les statistiques de la Banque de France donnent un repère distinct de ces observations locales. En août 2026, le taux moyen des nouveaux crédits à l’habitat hors renégociations atteint 3,32 %, après 3,30 % en juillet. La progression est de 0,24 point depuis le début de l’année. Cette moyenne porte sur plusieurs durées et ne constitue pas une proposition commerciale applicable à chaque acheteur.
La production mensuelle de ces prêts rebondit pourtant à 12,2 milliards d’euros en août, contre 11,1 milliards en juillet, après correction des variations saisonnières. Une hausse du coût du crédit peut donc coexister avec une reprise mensuelle des montants accordés. Ces chiffres nationaux ne permettent pas de chiffrer les transactions ni les refus de prêts à Angoulême.
Dans le reportage, les professionnels locaux évoquent également des négociations sur les prix et des décisions reportées. Ils présentent l’attentisme comme une difficulté supplémentaire pour faire aboutir les ventes.






